La Cour d'appel d'Angers, selon arrêt du 18 septembre 2012, valide une garantie fiscale contenue dans un accord transactionnel de rupture anticipée d'un CDD de joueur professionnel de football. Suite au redressement fiscal des sommes versées au titre de la transaction, le club est condamné à respecter son engagement et à payer au joueur le montant des impôts dont ce dernier avait dû s'acquitter.
Texte complet de l'article en accès libre jusqu'au 03.12.2012 (les Liens et Téléchargements de la Rubrique "Pour Aller Plus Loin" restent réservés aux accès Membre et Client).
Retour sur les faits …
Le Club d'Angers embauche un joueur professionnel par contrat à durée déterminée. Avant la fin son engagement, le joueur fait part à son employeur des difficultés qu'il rencontre dans le cadre de son activité professionnelle, et saisit le Conseil des Prud'hommes d'Angers "pour obtenir des dommages et intérêts de son employeur pour absence d'exécution de bonne foi de son contrat, préjudice moral et de carrière".
Le 30 juillet 2005, une transaction intervient entre le joueur et le SCO Angers, signée par un administrateur du club, par délégation du président (ce dernier étant également le père du joueur). Cette transaction prévoit le paiement par le SCO Angers au bénéfice du joueur, d'une somme de 60 000 € à titre d'indemnisation définitive, le contrat de travail étant rompu au 30 juin 2005.
Par avenant du même jour, il est précisé que les sommes allouées correspondent au seul préjudice moral du joueur et ne sont pas assimilables à des salaires, au sens de l'article L 122-3-8 du Code du travail, et que si par extraordinaire il en était différemment, le SCO Angers s'engage à prendre à sa charge tout redressement fiscal se rapportant à cette transaction et dont le joueur, à brève ou moyenne échéance, peut faire l'objet.
En décembre 2007, l'Administration fiscale notifie au joueur un redressement. Il demande alors au SCO Angers le remboursement de la somme de 27 778 € mise à sa charge au titre de l'impôt sur le revenu relatif à la somme transactionnelle perçue.
Sans réponse du club, le joueur saisit le conseil des Prud'hommes lui demandant notamment d'ordonner au SCO Angers d'exécuter l'obligation contractuelle, à savoir prendre à sa charge tout redressement fiscal se rapportant à la transaction.
Le Conseil des prud'hommes fait droit à sa demande et condamne le club à payer au joueur "la somme de 25 207 € montant du redressement fiscal dont ce dernier a fait l'objet et dont il s'est acquitté".
Le SCO Angers interjette appel.
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